Bref-Jai-traîné-sur-internet-e1315509424402

La série est tellement bien, j'ai pas pu m'empêcher d'écrire ma parodie. 

 

Je me suis arrêté devant l'école, elle était toute fière de me montrer sa classe. J'ai cru que sa maîtresse allait me faire la bise mais elle a préféré se lécher l'arrière train. Puis la sonnerie a retenti, j'ai éteint le réveil, mon chat terminait sa toilette.

J'ai réveillé ma fille, je l'ai prise dans mes bras, j'ai préparé son biberon, je l'ai chauffé au micro-onde, j'ai testé la température, j'ai rajouté du lait pour le refroidir, je l'ai remis au micro-onde pour le réchauffer et j'ai eu cinq minutes de silence pour le lui servir.

On est arrivés à l'école. Elle était fière de me montrer sa classe. Sa maitresse était jolie et me pinçait le nez. J'ai ouvert les yeux, je me suis levé, j'ai fait des tartines, j'ai regardé l'heure en disant « merde, on va être en retard », je me suis fait reprendre par ma fille qui n'aime pas les gros mots.

Elle a retiré son pyjama, je lui ai donné des vêtements propres, elle a mis son pantalon et ses chaussettes à têtes de chat, mais elle a refusé son tee-shirt parce que le chien qui était dessus ne pouvait pas s'entendre avec ses chaussettes. J'ai été faible, j'ai cédé, je lui ai mis un haut rouge qu'elle a refusé parce que la couleur n'allait pas, un haut vert qu'elle a refusé parce qu'il était à manches courtes et une chemise qu'elle a refusé parce que la couleur ne s'harmonisait pas avec le reste. Finalement, elle a retiré le pantalon, elle a mis une robe et il a fallu choisir entre trois pulls qui n'allaient pas avec la robe ou qui étaient trop chauds. J'en ai pris un quatrième, je lui ai pas demandé son avis. On est arrivés dans la cuisine, sa mère m'a dit que ça n'allait pas, que je faisais n'importe quoi, elle l'a prise par la main et elle est retournée l'habiller.

Finalement, on est rentrés dans la voiture. J'ai attaché son siège auto en disant « merde de putain de siège à la con de merde », je me suis fait gronder par ma fille, j'ai fait une boucle par en dessous avant de revenir par l'avant, j'ai fermé la ceinture, je lui ai mis un casque pour être sûr, j'ai mis le moteur, j'ai dit « accroche-toi » et j'ai calé.

On est arrivés à l'école, j'ai voulu voir sa classe mais elle m'a arrêté. Elle a dit « sois fort » avant de partir sans se retourner. Je n'ai pas compris tout de suite, j'ai trouvé ça beau, ça m'a ému et j'ai pleuré comme un bébé. Par la fenêtre, je l'ai vue entrer dans sa classe, poser son cartable, accrocher son manteau et rejoindre un groupe qui faisait de la pâte à modeler. J'ai trouvé ça magnifique, j'ai pleuré encore plus. Elle m'a lancé un air mauvais et une étudiante m'a dit qu'il fallait que je parte, que je faisais peur aux enfants, que je laissais des traces de morve sur les vitres. J'ai compris que c'était la maitresse, j'ai fait mine de partir, j'ai descendu un faux escalier, je suis resté sur les genoux pendant un quart d'heure, j'ai eu très mal mais j'ai rien dit, jusqu'à ce que la maitresse ouvre la fenêtre et me menace d'appeler les flics.

Alors je suis rentré. J'ai attendu le matin, j'ai attendu le midi, j'ai attendu longtemps jusqu'à ce qu'il soit quatre heures pour aller la rechercher. Devant la sortie, j'ai fait des grands gestes pour qu'elle me voie et je lui ai raconté ma journée. J'ai passé du temps à boucler son siège, j'ai lâché quelques grossièretés et je me suis fait gronder. Je lui ai demandé comment ça s'était passé, elle m'a dit qu'elle avait mangé des carottes et que demain, il y aurait de la purée. Je lui ai dit « mais à part ça », elle a haussé les épaules et a dit que ça s'était bien passé.

J'ai fait mine de ne pas angoisser. Après tout, ça c'était bien passé, elle avait peut-être fait autre chose que manger des carottes toute la journée, simplement elle ne voulait pas partager. Avec moi. Son père. Mais pourquoi ?

Finalement, je me suis fait une raison. Je me suis dit « tant pis ». Au pire, j'attendrai demain. Je connais un peu mieux le coin, je pourrai mieux me cacher pour la surveiller et voir comment ça se passe, sans déranger. Suffit d'attendre que je puisse l'accompagner.