medium_CHIRAC_METRO

Je passe mon ticket, je le reprends, je pousse le tourniquet et me ruine les jambes contre la barre qui n'a pas bougé d'un centimètre.

En bon parisien, je prends sur moi malgré la douleur, prêt à changer de portillon et à passer mon chemin. 

Derrière moi, une bonne âme arrive.

- Attendez, je vais vous faire passer...

Il passe son ticket, le reprend, il appuie mais la machine ne bouge pas. Il continue d'appuyer parce qu'il compte bien avoir le dernier mot.

Et moi, je me dis que ça fait plus mal la deuxième fois.

Finalement, il se dégage, un peu emmerdé.

- C'est la machine qui est bloquée...

- J'avais compris...

Derrière nous arrive un nouvel usager.

Je me dégage vite fait tant qu'il me reste des jambes.